We love that : Les Nuits D!v!ne – Lab’interview
Un peu avant cette période des fêtes, je suis tombé sur la programmation des Nuits D!v!ne, vous savez ce concept qui fait jumper Clermont et ses visiteurs après les séances de notre fameux festival international du Court-Métrage ? Quoi ? Vous n’êtes jamais allé vous faire un petit after du côté de La Coopé ou du Velvet ? Bon d’accord… Mais quand j’ai vu la programmation de cette année, je me suis promis de vous faire partager ça, alors pour commencer, je vous propose une interview de Ludovic Lefrançois, vil instigateur, entre autres, de ces désormais fameuses Nuits D!v!ne.
YT: Salut Ludo, et merci de répondre à ces quelques questions. J’aimerais qu’on présente un peu les D!v!ne, histoire de faire rêver les lecteurs et de leur filer le plan pour leurs soirées Courts-Métrages, ok ? Alors première question, quel est le concept ?
LF : L’idée de base était de profiter de l’engouement lié au Festival du Court-Métrage pour proposer aux visiteurs et aux locaux des soirées club où ils pouvaient se retrouver après les séances. C’était également l’occasion de donner au public international une image dynamique de Clermont-Ferrand et de la France, car il faut bien l’avouer, il n’y avait pas vraiment d’offre à l’époque…
Depuis quand ?
Le projet a été initié en 2002. On attaque déjà la 7ème édition…
Qui porte ce projet ?
A la base, on trouve La Coopérative de Mai. C’était aussi un moyen pour nous de palier un peu au manque dans la programmation. On s’est mis en relation avec Loud pour le booking et le Velvet Club, qui a accueilli les premières éditions, pour lancer le projet. Depuis, les soirées ont toutes lieu au Club (A.K.A La Petite Coopé), et cette année, la grande salle va même être investie pour un soir ! C’est une première !
Et oui le projet prend de l’ampleur ! Parlons en d’ailleurs, Laurent Garnier, Danton Eeprom… C’est du lourd tout ça, non ?
C’est clair qu’on est ravi de les accueillir, ça va être énorme. Le live de Laurent Garnier va en déconcerter plus d’un… Cuivres, claviers et machines réunies sur scène… Il a déjà tenté l’expérience aux Nuits Sonores et pour I Love techno ’09 et c’est vraiment costaud. On a la chance de pouvoir inviter des artistes d’une certaine notoriété, et c’est vraiment intéressant pour les jeunes talents locaux.
On voit clairement que la programmation touche à plusieurs styles et qu’elle est vraiment trans-générationelle, comment fais-tu ta sélection ?
Il y a plusieurs facteurs, d’un côté on a toujours ce souhait de présenter des choses nouvelles, et pour ça c’est vraiment la chasse au premier maxi. On se tient au courant, on voit ce qui marche dans les festivals puis c’est au coup de coeur. Quand tu mises sur le collectif APM001, c’est vraiment sur une intuition, une sensation. Il y a quelques temps on avait programmé Yuksek et Brodinski, tu vois où ils en sont aujourd’hui… Après, l’idée est aussi de proposer un panel large de ce qui se fait de bon dans le milieu electro, on n’hésite pas à s’appuyer sur les labels français tout en mettant en avant les locaux.
C’est vrai que vous laissez une place non négligeable aux dj’s clermontois, et à ce propos, quel est ton regard sur la scène electro locale ?
Quand je suis revenu à Clermont-Ferrand il y a quelques années, c’était compliqué de faire lever les bras des gens à 5h00 du matin. Il y avait une culture electro underground, avec des collectifs drum’n bass et des soirées un peu hors cadre. Aujourd’hui avec le web, il n’y a plus de décalages dans l’arrivée des tendances, et on voit pas mal de jeunes qui se mobilisent et qui arrivent à créer des événements récurrents. Il manque encore un peu de live et de maxis, mais bon, ça évolue vraiment dans le bon sens. En tout cas on sent un retour au festif et c’est important.
Ton meilleur souvenir Divin ?
Sans hésiter James Taylor de Swayzak au Velvet en 2007. La grosse claque… Un truc totalement expérimental. Avec Danton Eeprom derrière… Gros souvenir.
Pour finir, ton coup de cœur pour l’édition à venir ?
Hmmm… La soirée du 5 février. Olibusta et APM001. Je crois que c’est la soirée la plus représentative de l’esprit des Nuits Divines. Mais bon, de toute façon c’est le public qui ré-inventera tout ça et qui donnera le ton, on est jamais à l’abri d’une surprise.
Ok, cool, merci Ludo, on se croisera sûrement là-bas, et on continue de relayer les infos !




